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C’est le moyen que j’ai choisi pour accomplir le projet de ma vie. J’avais une admiration sans borne pour mon père. Je l’idéalise, je l’admets, mais tous les gens qui ont croisé sa route le vénéraient.

Henri M., mon père était une conscience. C’était un vrai scientifique mais aussi un humaniste. Il a passé sa vie à réfléchir sur la colonisation. Parce qu’il était concerné. Il était né en Algérie Française. Comme dit la chanson, on ne choisit pas sa naissance. En revanche, ceux qui nous ont condamnés, et ils sont nombreux, l’ont fait soit en conscience, soit par facilité. Les premiers ont décidé de notre condamnation, généralement au nom d’une idéologie qu’ils ont choisi d’adopter. Les suivants ont choisi de laisser faire, ce n'était pas leur affaire. Lui, et un million d’autres comme lui, ont été dépossédés de tout ce qu’ils avaient durement gagné. Ils ont été chassés de chez eux, leur pays a été rayé de la carte.

Mais la pire des injustices, est que l’on a rendu ces gens responsables de leur malheur. On les a accusés d’avoir opprimé neuf millions d’autochtones. Voire d’être redevables de la jeunesse perdue dans les Aurès d’un million d’appelés du contingent de France. Aujourd’hui encore, on voudrait bien leur faire porter le chapeau d’une invasion en retour.

Les charges qui pèsent sur les pieds-noirs sont si lourdes qu'aucun d'eux ne s’est jamais risqué à les contester. Même pas à les étudier. Nous sommes sommés d’accepter notre condamnation. Les pieds-noirs ont subi une telle humiliation qu’ils se sont résignés. Comme on le leur a fortement suggéré, ils devaient se contenter d’être encore en vie et remercier la France d'avoir bien voulu les rapatrier.

Avant de mourir, mon père m’a lancé sur des pistes. C’était sa façon de m’enseigner la vie, il me soumettait des énigmes. Cela ne marchait pas avec ma soeur ainée ni avec mon petit frère. Moi, je courrais. En la mémoire de mon père, j’ai suivi ces pistes. J’ai effectué des recherches. Avec les moyens dont chacun dispose aujourd’hui, ce que j’ai découvert est à la portée de n’importe qui. En revanche, il est des vérités qui ne sont toujours pas bonnes à dire. Notamment celle qui a été cachée pour la construction d’une légende. Quand la légende a servi l’ascension d’un homme au rang d’icône, quand le mythe a servi une cause qui refuse toute mise en cause, comme l’a chanté Béart, celui qui dit la vérité, celui qui fait vaciller l’icône sur son piédestal, c’est un iconoclaste. Il doit être exécuté.

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